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Les sociétés de télécommunication céllèbreront le 17 mai prochain la journée internationale des télécommunications. C'est l'occasion de relever les performances de ces sociétés.

 

L’univers de la télécommunication au Togo est caractérisé par une situation de quasi monopole détenu par Togo Télécom.  Dans le contexte togolais, Togo Télécom et sa filiale de téléphonie mobile se disputent la même clientèle avec Moov. Le téléphone fixe, domaine de prédilection de la société mère, bénéficie des apports technologiques notamment en solution CDMA qui permet de faire du sans fil. Aussi l'Internet n'est plus l'apanage de la société mère. Par conséquent, les offres des différentes sociétés de téléphonie s'homogénéisent davantage et les prix, sous le coup de la concurrence s'affaissent, créant ainsi une faible différenciation qui semble influencer le choix des clients.

Les fournisseurs des équipements et produits du secteur de télécommunication sont essentiellement des sociétés européennes (Alcatel et Ericson) et asiatiques (Huawei et Joa). Face à ces fournisseurs les sociétés togolaises sont en concurrence avec leurs homologues de la sous région ouest africaine voire de plusieurs pays du continent africain.

Eu égards à la démographie galopante et la transformation rapide des modes de vie des populations, il n’est pas erroné de soutenir que la clientèle des sociétés de télécommunication n’est pas globalement saturée. Elle est en croissance. Le taux de croissance en 2007 est de 41,84% pour Togocel et 225,14% pour Moov. Malgré le fait qu’il existe une croissance de la clientèle, celle-ci dispose d'une faible capacité de négociation. Seul organisme consumériste existante : l'Association des Consommateurs du Togo qui dispose d'un faible pouvoir de pression. I

l n’y a pas de substituts crédibles excepté les TV et radio qui bien que faisant parti du secteur de télécommunication ne peuvent pas grignoter les parts de marché des sociétés de téléphone et d’Internet.

L'environnement règlementaire et légal est régi par l'Autorité de Réglementation du secteur des Télécommunications et des Postes (ART&P) qui est un organe chargé de réglementer et réguler le secteur de télécommunication. L'Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) joue également un rôle dans l'évolution des entreprises par la fixation des critères communautaires de convergence. Les règles de la concurrence sont induites par les réglementations et décisions de l'ART&P qui dispose du pouvoir de sanction des abus de position. Aussi cet organe qui a également la charge d'instruire les demandes d'exploitation de réseaux est un verrou important par rapport à l'entrée de nouveaux opérateurs sur le marché. Les opérateurs souhaitant exploiter les réseaux de télécommunication sont soumis aux régimes d'autorisation et de déclaration.

Quant à la concurrence nationale, elle est établie sur le segment de donnée et Internet. Cependant Togo télécom bénéficie d'une position monopolistique sur le segment de téléphone et partage le segment international de téléphone VoIP avec CAFE informatique. Sur le segment de téléphone mobile, les chances d'une différenciation des offres capables d'induire une réelle concurrence sont maigres. Cependant jusqu’en 2006, Togo cellulaire détenait 85% de la clientèle de ce marché.

Dans l'ensemble, la barrière à l'entrée est très étanche et le mouvement est ralenti par l'existence d'une situation oligopolistique de faite qui permet à la société des télécommunications du Togo (Togo Télécom) d'être aux avants poste du marché et tirer les ficelles.

Le principal attrait du marché global est marqué par un besoin de satisfaction du client par rapport à la qualité et au coût des services. Plusieurs opérateurs scrutent le marché de télécommunication togolais. Jusqu'en 2007, des sociétés telles que P-mobile, Lintel Africa LTD, Glo mobile du Nigéria, Groupe Cominimm du Liban , Togo com dont les actionnaires sont Danois, MTN de Côte d'Ivoire et SKA Télécom-Togo se sont intéressés au marché togolais.

Les prix et le temps compté pour l'impulsion ont connu une évolution entraînant une hausse de consommation des produits et services en 2006. L'unité temporelle de communication est devenue divisible. Cependant dans ce domaine, le décompte des impulsions est resté un instrument commercial. Par exemple, la première seconde de connexion à l’ Internet avec le CDMA –Modem Joa fait consommer toute l’unité facturée à 1000 f Cfa par heure au client à des heures considérées comme des périodes de grands trafics. Cette situation a fait migrer beaucoup de clients vers la connexion ADSL qui nécessite une installation du téléphone fixe dont l’utilisation par Internet n’a aucune incidence sur les factures téléphoniques.

Le taux de pénétration du fixe et du mobile est de 20% en juin 2007 dépassant de 10% la valeur recommandée par la communauté. La télé-densité du téléphone fixe est passée de 1,56% en fin 2006 à 1,86% en fin 2007 avec une forte augmentation des lignes CDMA qui passent de 13870 en 2006 à 32 937 soit une augmentation de 237,46%. Le trafic par client exprimé en minute a régressé de 39 % à 19% entre 2001 et 2004. Cette situation a perduré jusqu'en 2006, année au cours de laquelle les révisions tarifaires sont intervenues.


 


Source : Synthèse des données de l'ART&P, Rapport d'activité 2007, 26/05/2008, p.38, 42, 43.

Comme le démontre ce graphique, Togo Télécom a longtemps préservé sa nette supériorité sur Togocel (sa filiale ) et Moov. Aussi dans l'ensemble, le secteur des télécommunications est performant au Togo.

Tag(s) : #Entreprise

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